L’avenir: les robots mous

Notre imaginaire robotique a été cultivé à partir d’images mécaniques. Astro le petit robot oblige, nous imaginons aujourd’hui les robots comme des machines de fer activées par des chaînes de métal. On voit les robots un peu comme Descartes voyait le corps humain il y a quelques siècles.

Évidemment, ce n’est pas faux. Les principaux robots développés aujourd’hui répondent à notre cliché. Or, les développements dans le domaine de la robotique amènent les chercheurs à dépasser cette conception.

Des chercheurs de l’université Harvard ont récemment révélé, avec le DARPA, leur robot mou. Entièrement faite de silicone, la bête peut se mouvoir à une vitesse d’environ 40 mètres à l’heure, changer de couleur, de température et même émettre de la lumière dans le noir. Leur souplesse demeure un de leur principal avantage, leur permettant de s’insérer dans les recoins les plus ténus. Quand on parle camouflage, ces robots font école.

Tout ça sans pièce mécanique (sauf pour le moteur) et pour un prix qui avoisine présentement les 100 $. Ses mouvements sont dictés par des réseaux capillaires dans sa structure de silicone. On y pompe de l’air ou du liquide pour changer la pression interne et provoquer un déplacement. Leur faible coût leur promet un avenir radieux.

Il semble que l’on soit de plus en plus en train de créer un véritable écosystème robotiques. D’abord à notre image, les robots remplissent de plus en plus de fonctions et empruntent les formes les plus diverses dans des matériaux sans cesse différents. Il y a fort à parier qu’avec la baisse de leurs coûts, les robots seront bientôt partout. Et ils vont changer nos vies d’une manière aussi radicale que l’informatique l’a fait au cours des dernières décennies.

Source: DARPA