Mise en page, partie 1: le vocabulaire

Mise en page, partie 1: le vocabulaire

AVERTISSEMENT :

Un des objectifs de mon blogue est de motiver d’autres auteurs comme moi à se lancer dans l’aventure de l’autoédition. Je vais donc vous présenter une série d’articles sur la mise en page, l’impression et la préparation d’un livre électronique. Ces billets de blogue représentent mes notes mentales faites tout au long de mon expérience avec Clair de Terre. Ils sont assez longs, plutôt technique où je donne beaucoup de liens vers d’autres ressources. Bref, ils se veulent le plus complet possible, ce sont mes références futures, mais de ce fait deviennent un peu décourageants…

Mais ne vous aplatissez pas devant l’adversité! La mise en page du texte est une étape qui peut sembler banale, mais qui est essentielle et relativement longue. Pour quelqu’un qui a une expérience des logiciels de mise en page, voire de Photoshop, ce n’est pas trop sorcier. Après tout, un roman, c’est simplement placer du texte dans des pages et les logiciels offrent la possibilité de faire ces opérations automatiquement. Vous ne perdrez pas votre temps là-dessus. C’est plutôt dans la dentelle que vous risquez de gagner quelques cheveux blancs.

Autrement dit, si vous avez du temps devant vous, c’est un exercice qui peut en valoir la peine. Mais si le temps compte, n’hésitez pas à faire affaire à des professionnels. Avouons-le, ils coûtent assez cher, mais ça vous épargnera de très nombreuses heures de travail.

Vous n’en connaissez pas? Utilisez mes services! Contactez-moi et ça me fera plaisir de discuter avec vous de la meilleure façon de faire aboutir votre projet.

Le vocabulaire

Mettre en page, c’est faire affaire avec un imprimeur (sauf si on ne fait que du numérique). C’est compliqué. Les imprimeurs vivent dans un monde à part, au fond de grottes poussiéreuses d’où ils ont élaboré leur propre langage. J’exagère, mais c’est l’impression que ça donne. Donc, quelques vocables pour s’y retrouver plus facilement.

Les marges perdues ou le « bleed »

Les marges perdues sont une zone d’impression supplémentaire tout autour (d’où l’idée de « marge ») de votre document à imprimer. Cela permet de s’assurer que l’encre couvre bien toute la surface de votre document plutôt que de risquer qu’il reste un petit millimètre blanc à un endroit. Ces marges sont coupées par l’imprimeur, mais il y a généralement un léger coût qui y est associé. En gros, c’est un peu obligatoire pour votre page couverture, pas mal moins (voire pas du tout) pour vos pages intérieures.

Un exemple de marges perdues (2). Par Omegaosiris - Wikicommons

Un exemple de marges perdues (2).
Par Omegaosiris – Wikicommons

Les marges

Ce sont les vraies marges, celles qui entoureront votre texte. Généralement, elles font 0,8 pouce (bah oui, en Amérique, il semble qu’on fonctionne encore avec le système impérial — un peu la merde, je vous l’accorde), mais je n’ai pas hésité à mettre 1 pouce sur le petit fond.

Le petit quoi?

Oui, les marges ont des noms!

Alors, le petit fond, c’est la marge où est relié le livre. Ça vaut la peine de donner un peu plus d’espace pour que le lecteur n’ait pas à ouvrir le livre de manière exagérée (et désagréable) pour lire tous les caractères.

Le grand fond est la marge à l’opposé, sur la tranche du livre. À garder assez grande pour que le lecteur ne cache pas des mots avec son pouce.

Le blanc de tête et le blanc de pied sont les marges en haut et en bas de la page. Les laisser assez large pour y insérer des informations comme le titre du chapitre ou le numéro de page. Selon votre mise en page, ce besoin variera.

Ma leçon quant aux marges, c’est qu’il vaut mieux en mettre plus que pas assez. On aime qu’un livre respire, pas que tout y soit tassé. Personnellement, je pense avoir fait une petite erreur avec mon blanc de tête qui n’est pas assez grand à mon goût. C’est un détail, mais vous verrez, vous deviendrez obsédé vous aussi!

(cc) Codex - Wikicommons

(cc) Codex – Wikicommons

Reliure allemande ou couverture caisse (et l’épine en passant)

La reliure allemande est la reliure probablement la plus connue. C’est celle des livres à couverture souple ou les pages sont collées. C’est beau, propre et pas très cher.

La couverture caisse est une couverture rigide. Il y a différentes options pour l’épine.

La quoi?

L’épine, c’est le dos du livre. Elle peut être ronde ou droite, s’ouvrir beaucoup ou peu. Chaque choix à son intérêt (et son prix). Si vous avez un bon imprimeur, il saura vous guider. Le plus important, c’est de savoir son épaisseur pour que vous puissiez monter votre page couverture en conséquence.

À part cela, assurez-vous que le grain du papier soit dans le bon sens (pour que le livre ouvre facilement), de l’épaisseur de votre papier (page normale autour de 100 M, papier plus épais de qualité autour de 140 M) et de votre carton de couverture (pour la couverture caisse, un carton de 90 points est standard).

Il y a plusieurs autres détails, mais ceux-ci me semblent les plus importants.

Prochain billet: la page couverture!

Les deux éditions de mon dernier roman, Clair de Terre - en couverture caisse à gauche et en reliure allemande à droite.

Les deux éditions de mon dernier roman, Clair de Terre – en couverture caisse à gauche et en reliure allemande à droite.