Transplantation du premier oeil bionique

Crédit: Bionic Institute

« Soudainement, j’ai pu voir un flash de lumière. C’était fantastique! » Diane Ashworth, une technophile ayant perdu la majeure partie de sa vision due à la dégénération de sa rétine, est la première femme (premier humain tout court) à s’être fait implanter un oeil bionique.

Constitué de 24 électrodes connectées à la rétine, l’implant est relié par un fil sortant derrière l’oreille de Mme Ashworth. Pour les besoins de l’expérience, ce dispositif était lié aux appareils du laboratoire de BionicVision, l’entreprise australienne derrière le projet. Les scientifiques ont été en mesure de stimuler l’implant, créant des flashs de lumière perceptible par Diane Ashworth. Ses rétroactions vont permettre aux scientifiques de travailler à créer un implant capable de créer des formes en utilisant ces stimulations lumineuses.

L’équipe a l’intention de faire de son œil bionique un implant complètement autonome, fonctionnant avec une caméra externe. On est encore loin de ce but, mais il n’en demeure pas moins que l’équipe de scientifiques australiens est sur la bonne voie pour réussir cette prouesse d’ici quelques années.

Dans un commentaire sur leur fil Twitter, l’équipe de Bionic Eye a lancé un « le premier implant de BionicVision sur les fils médias juste à temps pour les paralympiques – bon travail! Vivement les cyborgolympiques! »

Une phrase qui en dit long sur la redéfinition humaine qui s’impose. Comme je l’avais indiqué dans mon billet sur Oscar Pistorius, les prothèses de plus en plus perfectionnées forcent une redéfinition du corps de l’homme.

Allant vers une définition de plus en plus machiniste de celui-ci, les parties défaillantes peuvent être remplacées pour l’équivalent ou mieux, on assiste à un renversement de la vapeur concernant la valeur du corps humain. Il y a toujours existé deux classes citoyennes en ce sens : ceux qui n’ont pas de handicap et ceux qui en présentent un. La différence, c’est que les seconds pourraient bien devenir ceux que l’on envie.

Source: BionicVision