Vivre dans l’espace : mieux vaut aimer faire du sport

Une problématique liée aux longs voyages spatiaux se trouve dans le corps humain. Celui-ci, adapté depuis des milliers d’années à vivre avec une gravité terrestre, en vient à se désagréger plus rapidement lorsqu’il se trouve dans l’espace.

Les os s’effritent et se reconstruisent constamment. C’est un processus normal qui agit à l’intérieur de n’importe quel organisme vertébré. Dans l’espace, le taux d’effritement des os est plus rapide alors que la vitesse de reconstruction de ceux-ci tend à ralentir. Résultat : des os moins solides pouvant, à terme, mettre la vie des astronautes et l’accomplissement de leur mission en danger.

C’est un grave problème. Les nombreux plans pour installer des humains sur une plateforme en orbite, créer une base lunaire permanente ou envoyer des astronautes sur Mars (un voyage qui durerait trois ans) doivent en tenir compte. La NASA s’est penchée sur la question et il demeure intéressant de voir que, parfois, les réponses se trouvent dans le « gros bon sens ».

L’agence spatiale américaine a développé un appareil d’entraînement en résistance (Advanced Resistive Exercise Device ou ARED). Cette machine permet aux astronautes de « lever des poids » en apesanteur, le mécanisme pouvant simuler jusqu’à l’équivalent de 600 livres de fontes en gravité terrestre.

Couplez ce programme avec une diète riche en calories, en vitamine D et autres nutriments essentiels à la formation des os, et vous trouvez une formule gagnante. Selon les premiers résultats révélés par la NASA, les astronautes ayant séjourné dans l’espace en utilisant cet appareil et en suivant la bonne diète ont présenté des muscles et des os en excellente santé à leur retour. En fait, si le taux d’effritement des os avait accéléré dû aux conditions spatiales, il semble que leur régénération aussi.

La question demeure à savoir si les os refaits dans l’espace sont aussi solides que ceux qui se forment sur terre. L’avenir le dira, mais une chose demeure certaine : pour être astronaute, mieux vaut avoir passé quelques heures au gym avant de sauter dans la navette.

Source : NASA